VILLA PÉROCHON - restitution travail de résidence

2022

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Ma dernière série Shubbiha Lahum questionne notre perception de la réalité à travers nos sens comme messagers du dehors. Avec ce corpus d'œuvres je m'interroge sur notre relative appréhension du réel en dégradant la lisibilité de l'image, obstruant la vue du regardeur.se. J'arrive à la résidence avec le désir d'aller plus loin dans cette démarche.

Cette fois je choisis de questionner notre rapport à l'autre à travers le visage comme symbole de l'altérité. Je me demande : nous rencontrons-nous jamais ? Est-il possible d'appréhender l'autre sans préjugé, sans projection de nos désirs, de nos limites, sans apposer sur l'autre le filtre de nos vécus ? Pour tenter de saisir cette "non-rencontre", je me nourrie des idées de Jacques Lacan et Emmanuel Levinas. En plus de la photographie, que je considère comme matière, je travaille avec différents médiums, mélangeant les pratiques picturales. Je joue avec la transparence des supports, leur réflexion, mais aussi l'opacité du pastel ou l'oxydation des feuilles d'argent. 

Ici un visage flou n'est visible qu'à travers un autoportrait qui en gêne la lecture. Là un portrait est placé sous une vitre sur laquelle le reflet du regardeur.se empêche d'en saisir pleinement la perception.


oeuvres réalisées à Niort dans le cadre de la résidence des Rencontres de la jeune photographie internationale

 

sans titre, 2022

photographie, papier transparent, bois, peinture, papier gommé blanc

128x105cm

pièce unique

 

sans titre, 2022
feuilles d'argent oxydées, photographie, papier
42x29,7cm
pièces uniques

 

sans titre, 2022
photographie, plaque de verre
90x70cm
édition 1/7

 

sans titre, 2022
pastel, photographie, papier
75x55cm
pièces uniques

sans titre, 2022
photographie sur papier
21x15,8cm
édition 1/7

vues d'exposition à l'îlot sauvage, Niort

revue de presse

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